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A vente aux enchères à la vente Artcurial le 27 janvier à partir de 14h00 - The Peninsula Paris - 19 Avenue Kléber, 75116 Paris, France
Lot N°25
1992 Ferrari F92A Formule 1 de Jean Alesi
Estimation 3000000 / 5000000… €
SANS RÉSERVE
Voiture de compétition Sans titre de circulation
Châssis n° 136
- Offerte à Jean Alesi par la Scuderia à la fin de la saison 1992
- Exposée dans sa villa depuis plus de 30 ans
- A participé à sept Grand Prix en 1992, dont cinq avec Jean Alesi
- 4e au Grand Prix d’Australie, 5e au Grand Prix d’Allemagne
- Complète et entièrement d'origine
- La plus belle des provenances : celle d’un pilote Ferrari adulé
- Sans réserve
"La voiture était révisée, j'ai fait deux tours sur le circuit de Fiorano puis suis rentré au stand, les pneus ont été changés et j'ai installé la voiture dans le camion, moteur encore chaud," raconte Jean Alesi. "Une fois arrivé chez moi, je l'ai déchargée et mise en exposition. Depuis, elle n'a plus bougé." Ainsi, après avoir terminé la saison, cette monoplace Ferrari F92A est passée directement du service compétition au pilote qui l'avait utilisée sur plusieurs Grands Prix, et elle est ensuite restée pendant 30 ans telle quelle, immobile, sans aucune intervention extérieure ni modification. Combien de monoplaces de Formule 1 peuvent prétendre à un tel sort ? Quel meilleur gage d'authenticité et d'intégrité à tous points de vue, mécanique et esthétique ? Cette situation à elle seule rend cette voiture tout à fait exceptionnelle. Elle l'est également par son pedigree : la marque la plus prestigieuse de la Formule 1 et un des pilotes français les plus populaires et les plus talentueux de son époque.
Si la nouvelle monoplace Ferrari de la saison 1992, remplaçante de l'ancienne 643, est alors désignée F92A, c'est pour souligner qu'elle correspond à une nouvelle phase de la Scuderia. C'est ce que souhaite Luca di Montezemolo, directeur général de Ferrari depuis l'hiver précédent, qui se lance dans une restructuration de la maison de Maranello pour faire oublier la médiocre saison précédente. Il rappelle Harvey Postlethwaite à la direction technique pour épauler Jean-Claude Migeot aux châssis (ils ont déjà travaillé ensemble chez Ferrari puis Tyrrell) et Claudio Lombardi aux moteurs, alors que Steve Nichols, qui a participé à la conception de la F92, quitte la Scuderia. Di Montezemolo fait également venir Niki Lauda en renfort, comme conseiller.
La F92 voit donc le jour dans un contexte mouvementé, ce qui ne l'empêche pas d'être particulièrement novatrice, à une époque où la maîtrise de l'aérodynamique et de l'effet de sol sont aussi importants que la puissance des moteurs. Avec une structure en fibre de carbone, elle présente un nez surélevé et surtout un système de double fond plat avec deux pontons légèrement écartés de la coque, à la façon des tuyères d'un avion de chasse. Elle reçoit une nouvelle suspension avant à simple ressort-amortisseur et, à l'arrière, un des tout derniers moteurs V12 installés dans une monoplace Ferrari puisqu'il laissera place trois ans plus tard à un V10. Doté de cinq soupapes et de deux injecteurs par cylindre, il développe près de 750 ch à 14 800 tr/mn dans un bruit propre à faire frissonner le plus blasé des amateurs ! Il est relié à une boîte de vitesses longitudinale, remplacée en fin de saison par une version transversale. Sa forme fuselée en fait une des monoplaces les plus élégantes de la grille.
Au point de vue pilotes, à côté de Jean Alesi qui reste fidèle à la Scuderia, le départ d'Alain Prost laisse une place occupée par Ivan Capelli, qui vient de March et de la Scuderia Italia.
La saison est placée sous la domination des Williams-Renault et de Nigel Mansell, futur Champion du Monde, et dans ce contexte la monoplace Ferrari F92 va connaître une année mitigée : sa conception aérodynamique génère un effet de sol important, mais qui semble difficile à régler pour une stabilité idéale. Côté moteur, le V12 semble plus puissant que le V8 Cosworth, mais moins que le V10 Renault qui équipe les Williams et, de plus, il souffre de problèmes de lubrification qui en altèrent la fiabilité et provoquent de nombreux abandons. Pourtant, Alesi réalisera quelques belles performances, notamment sous la pluie où ce châssis est particulièrement à l'aise, et signera deux troisièmes places en Espagne et au Canada.
La F92A, châssis 136, que nous proposons ici apparaît début juillet au Grand Prix de France. Elle est confiée à Jean Alesi qui signe le sixième temps sur les 25 partants. Le Grand Prix est perturbé par la pluie et un carambolage, ce qui provoque un deuxième départ. Ces conditions spéciales conviennent bien au pilote français qui se retrouve troisième au 43ème tour et poursuit en slicks alors que la pluie revient. Il s'arrête tout de même pour repasser en pneus pluie mais perd du temps au stand d'où il repart quatrième, le couteau entre les dents à la poursuite de Martin Brundle (Benetton). Malheureusement son moteur rend l'âme au 62ème tour, sur les 69 de l'épreuve, mais ses performances lui valent le troisième meilleur temps en course, derrière les Williams.
Cette voiture, châssis n°136, réapparaît une semaine plus tard à Silverstone et Alesi se qualifie avec le huitième temps. Cette fois, c'est une explosion de l'extincteur de la voiture qui le force à abandonner. Fin juillet, c'est à Hockenheim que l'on retrouve cette F92A avec laquelle Alesi signe le cinquième temps aux essais. Parti sur des gommes dures, il connaît une course régulière qui lui permet de terminer cinquième, dans les points, résultat qui a de quoi redonner le moral à l'équipe.
Cette voiture est à nouveau utilisée par Alesi fin août à Spa pour le GP de Belgique où il décroche le cinquième temps aux essais mais, au terme d'un duel avec Mansell au huitième tour, il sort de piste et abandonne.
C'est ensuite à Ivan Capelli que cette F92A est confiée, pour deux Grands Prix qui se déroulent en septembre et se soldent par deux abandons : à Monza où il est septième aux essais, et à Estoril où son seizième temps ne plaide guère en sa faveur : c'est son tout dernier Grand Prix chez Ferrari.
Mais ce n'est pas le dernier mot de cette voiture, qui prend part avec Alesi au Grand Prix qui clôt la saison, en novembre en Australie. Il se qualifie avec le sixième temps et, ayant la chance que sa monture ne le laisse pas tomber, il passe quatrième la ligne d'arrivée.
A l'issue de ce championnat 1992, cette monoplace F92A n°136 est offerte à Jean Alesi directement par Ferrari. Elle fait l'objet d'une révision complète, couvre deux tours du circuit Ferrari de Fiorano, puis rejoint la salle de sport de la villa du pilote, près d'Avignon, d'où elle n'a plus bougé depuis. L’essence qu’il reste dans son réservoir est donc celle mise à Fiorano en 1992 et l’air dans ses pneus date de la même année ! Cette monoplace est parfaitement complète et intouchée, telle que Jean Alesi l’a reçue en 1992, en cadeau de la Scuderia.
"Cette Ferrari F92A représente un morceau de ma vie," précise Jean Alesi, "un symbole de ma passion pour Ferrari et de l’époque où tout était fait pour aller vite. J'espère qu'entre les mains d’un vrai passionné, elle retrouvera la piste. Elle sera quoi qu'il en soit toujours la bienvenue au Circuit Paul Ricard [dont Alesi est aujourd'hui président], ce qui me permettra de la revoir, cette fois en pleine action !"
A propos des monoplaces de Formule 1 ayant terminé une saison, Colin Chapman disait "elles ne sont plus bonnes qu'à jeter avec les corn flakes". Et souvent en effet, les voitures étaient démantelées, moteur d'un côté, transmission d'un autre, caisse oubliée, à moins qu'elles ne passent de mains en mains en perdant leur intégrité. C'est ce qui fait de cette voiture une véritable exception : complète avec sa mécanique, son électronique entièrement d'origine, elle se présente telle qu'elle était à l'issue de la saison. Provenant de l'écurie de course la plus légendaire de la Formule 1, pilotée par un des meilleurs pilotes de sa génération, elle offre une provenance, une authenticité et un pedigree qui en font un objet inestimable.
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Palmarès, saison 1992
- 5 juillet, GP de France, Magny-Cours, Jean Alesi, essais 6ème, course abandon
- 12 juillet, GP d'Angleterre, Silverstone, Jean Alesi, essais 8ème, course abandon
- 26 juillet, GP d'Allemagne, Hockenheim, Jean Alesi, essais 5ème, course 5ème
- 30 août, GP de Belgique, Spa-Francorchamps, Jean Alesi, essais 5ème, course abandon
- 13 septembre, GP d'Italie, Monza, Ivan Capelli, essais 7ème, course abandon
- 27 septembre, GP du Portugal, Estoril, Ivan Capelli, essais 16ème, course abandon
- 8 novembre, GP d'Australie, Adelaïde, Jean Alesi, essais 6ème, course 4ème
La participation aux enchères pour ce lot est soumise à une procédure d’enregistrement particulière. Si vous souhaitez enchérir sur ce lot, merci de vous rapprocher du bureau des enchères ou du département Motorcars minimum 48 heures avant la vente.
--- Vente aux enchères 27 janvier à partir de14h00
The Peninsula Paris
19 Avenue Kléber, 75116 Paris, France
Exposition
Samedi 24 janvier de 10:00 à 18:00
Dimanche 25 janvier de 10:00 à 18:00
Lundi 26 janvier de 09:00 à 18:00
Mardi 27 janvier de 09:30 à 13:00
The Peninsula Paris
19 Avenue Kléber, 75116 Paris, France
Commissaire-priseur
Anne-Claire MANDINE
Tél. +33 1 42 99 20 73
motorcars@artcurial.com
Bureau des enchères
Kristina Vrzests
Tél. +33 1 42 99 20 51
bids@artcurial.com
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