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A vente aux enchères à la vente Artcurial le 27 janvier à partir de 14h00 - The Peninsula Paris - 19 Avenue Kléber, 75116 Paris, France
Lot N°65
1931 Bugatti Type 51 Ex-Usine
Estimation 1300000 / 2000000… €
Châssis n° 51132 Cadre n° 704 Moteur n° 189 ex-51138
- Voiture engagée par l’Usine au Grand Prix de Belgique 1931 avec Divo et Bouriat
- La voiture de la première victoire de JP Wimille sur Bugatti
- L’unique 51 équipée d’une carrosserie Figoni dans les années 1930
- Ex collection Marc Newson
- Refaite avec soin chez Derek Hitchman
- Réfection du moteur en configuration 2300cc par Antoine Schann (Bugatelier)
- Nombreuses pièces d’origine
- Documentée par Pierre Yves Laugier
Cette voiture est exceptionnelle à plus d’un titre ayant été une des voitures engagées par l’usine pour la saison 1931 puis une des Bugatti utilisées par le pilote Jean-Pierre Wimille avant que ce dernier se tourne vers Alfa Romeo. Cette voiture originellement châssis 51132 ayant le numéro de cadre 704 comporte de très nombreux éléments encore d’origine et a l’avantage d’avoir été entièrement expertisée par Pierre-Yves Laugier dont nous vous proposons ici une version résumée de son travail d’analyse historique. Nous conseillons aux acheteurs de consulter la version complète de la description du lot et de ses formidables recherches sur le catalogue en ligne.
Juillet à décembre 1931, histoire à l'usine
Le cadre 704 est assemblé au début du mois de juillet 1931 par l'usine Bugatti pour recevoir le moteur Type 51 de 2 300 cm3 n°15. C'est le premier de cinq Type 51 assemblés en juillet 1931. L'usine demande ensuite aux services de police de Strasbourg d'immatriculer cette voiture (n°51132) le 7 juillet sous le numéro 4799 NV 1.
Nous pouvons affirmer à partir de photos, en comparant 51132 en juillet 1931 à Spa et le jour de sa livraison à Wimille en décembre 1931, que c'est bien la voiture dotée du moteur n°15 qui a reçu l'immatriculation 4799 NV 1 pour Spa, et pas les deux autres Type 51 d'usine présentes à cette course.
Le 12 juillet 1931, avec les Type 51 équipées des moteurs 13 et 14, le châssis 51132/15 se rend à Spa pour y disputer le troisième Grand Prix de Belgique. La voiture, qui porte le numéro de course 6, est confiée à Albert Divo et Guy Bouriat.
Elle est contrainte de s'arrêter au stand au 51e tour à cause de problèmes mécaniques. Il y a très peu de chances que 51132/15 ait pu être révisée ou réparée avant l'épreuve du Nürburgring, le week-end suivant. Et pour le dernier Grand Prix de la saison, le 27 septembre 1931 à Brno, nous pouvons affirmer à partir de photos que 51132 ne fait pas partie des trois voitures pilotées par Bouriat, Chiron ou Varzi.
Le châssis 51132 est sans aucun doute celui auquel est alloué le moteur n°15 quand il est livré au pilote français Jean-Pierre Wimille. Au cours de la saison 1931, J.-P Wimille progresse en utilisant dans certaines épreuves la Type 51 châssis 51130 de son ami Jean Gaupillat.
Propriété de Wimille-Mareuse, 1932-1934
Livraison et essais à Montlhéry, décembre 1931
Entre le 19 et le 21 décembre 1931, la Bugatti 51132, portant l'immatriculation temporaire 1764 WW 5, quitte Molsheim pour Ville-d'Avray où réside J.-P Wimille, par la route.
La Bugatti Type 51 châssis 51132 est achetée 80 000 francs. En octobre 1930, le prix usine de la nouvelle Type 51 est de 165 000 francs, mais les tout premiers propriétaires, en 1931, reçoivent des voitures complètement neuves. Plusieurs des 20 voitures produites en 1931 sont vendues comme voitures d'occasion car elles ont pris part à une ou deux courses pour l'usine, avant d'être cédées à des pilotes privés.
Dès son arrivée de Molsheim à Ville-d'Avray, autour du 21 décembre 1931, la voiture se rend à Montlhéry pour des essais. Nous avons la chance d'avoir trouvé une douzaine de photos de 51132 toute neuve, le jour où elle est pilotée pour la première fois par M. Mareuse et J.-P Wimille, sur le circuit de Montlhéry. L'immatriculation temporaire de Molsheim, 1764 WW 5, ne laisse aucun doute sur son identité.
La voiture est immatriculée le 12 janvier 1932 à Paris, sous le numéro 3397 RF 5. Comme Wimille habite à Ville-d'Avray, commune de Seine-et-Oise, nous supposons que la voiture a été immatriculée au nom de Marguerite Mareuse, à son adresse parisienne du 81-83 Boulevard Hausmann.
La période de compétition Wimille-Mareuse, 1932-1934
Le voyage du printemps 1932 en Afrique du Nord
Quelques jours après la première victoire de Wimille en course de côte sur la Type 54, les trois Bugatti et leurs pilotes, Marguerite Mareuse et Jean-Pierre Wimille, embarquent sur un bateau pour la Tunisie pour leur premier rendez-vous, le Grand Prix de Tunisie du 3 avril 1932. Wimille y pilote la Type 54 mais il abandonne sur problèmes de pression d'huile, alors que M. Mareuse termine quatorzième à bord de sa Type 51A (châssis 51138), numéro de course 24.
Trois semaines plus tard, le 24 avril au Grand Prix d'Oran, Wimille prend pour la première fois le volant en course de sa nouvelle 51132, numéro de course 8, et remporte l'épreuve. C'est la première victoire en Grand Prix du jeune pilote Bugatti. Son Trophée en argent marqué "A.C.O" (Automobile Club d'Oranie) est préservé au Musée du Sport, à Nice. M. Mareuse s’accidente avec 51138.
La dernière course du voyage en Afrique du Nord est le Grand Prix de Casablanca, sur le circuit d'Anfa, le 22 mai 1932. Wimille est en première ligne avec 51132 (n° 2) qui est la seule voiture de l'équipe encore en état de marche. Wimille mène la course pendant 32 tours sur les 67 et signe le record du tour mais doit abandonner sur casse moteur.
Le 5 juin, pour le Grand Prix de Picardie à Péronne, Pierre Leygonie, le meilleur ami de Wimille, est supposé courir avec la Type 51 2 300 cm3 mais ne se présente pas au départ, ce qui laisse penser que la voiture n'est certainement pas réparée.
Le Grand Prix de Dieppe, 24 juillet 1932
Cette date est importante dans la vie de 51132, car c'est le jour où M. Mareuse arrive sur la grille de départ d'un Grand Prix avec une Type 51 de 1 500 cm3 (numéro de course 5), qui n'est autre que 51132 équipée du moteur de 51138.
En effet M. Mareuse possédait deux Bugatti 51, 51132 et 51138. M. Mareuse ayant eu à Oran, le 24 avril 1932 un accident avec 51138, le châssis de cette voiture avait été faussé. Les mécaniciens de M. Mareuse, pour qu’elle puisse continuer à courir, vont alors monter le moteur de 51138, un 1 500 cm3, qui est en bon état, dans le châssis 51132 cadre 704 qui est la voiture qui nous intéresse.
La voiture originellement 51138 va être entièrement revu par les mécaniciens de M. Mareuse et recevoir un cadre de remplacement de l’usine (n°732, un numéro de 1933) et va continuer à courir en utilisant les papiers de 51132 dont elle a reçu notamment le moteur 2 300 cm3. Cette voiture sera vendue à Robert Brunet en décembre 1932 et se trouve aujourd’hui dans une collection américaine. Lorsque cette voiture sur le cadre de remplacement n°732 de 51138, avec le moteur 2 300 cm3 de 51132, a été vendue à Robert Brunet, elle a reçu de M. Mareuse la plaque du châssis de 51132 et sa carte grise, motivé par le fait que la carte grise de 51132 affichant 18 CV était correcte pour son nouveau moteur 2 300. La carte grise de 51138, pour une 12 CV, ne convenait plus en effet. Une analyse de la voiture avec le cadre n°732 se trouve dans la description du lot sur notre site internet.
Elle pilote la voiture pendant quatre tours mais il se met à pleuvoir et elle préfère passer le volant à son coéquipier Pierre Leygonie.
Les photos de la voiture sur le bord de la route, après qu'elle a pris feu avec P. Leygonie, montrent clairement quelques détails importants. De l'extérieur, elle est identique à 51132 neuve. Elle présente l'immatriculation 3397 RF 5 de 51132 sur la pointe arrière. La carrosserie est encore celle de 51132. Il est très possible que la voiture soit déjà équipée du pont arrière de 51138, numéro 380, mais l'échange peut aussi avoir eu lieu plus tard dans la vie de la voiture.
Après la course de Dieppe 1932, 51132/51138 (telle que nous désignerons désormais, à la suite de l’identité attribué par M. Mareuse de la voiture présentée, qui conserve le cadre 704 de 51132) revient au garage de M. Mareuse. Elle est peut-être remise en état par Framezelle à Neuilly-sur-Seine.
En 1933, M. Mareuse prévoit de s'engager en juin au Mans à bord de 51132/51138, avec Wimille comme copilote. Ils apparaissent dès le 26 décembre 1932 dans la liste des engagés du Mans 1933.
Début 1933, M. Mareuse et Mlle Lamberjack participent avec succès au Rallye Monte-Carlo. Dans un journal daté du 14 février 1933, M. Mareuse dévoile ses plans pour l'année : "Je souhaite participer à toutes les grandes courses de vitesse au volant de ma 1 500 cm3 8-cylindres... et mon grand espoir : gagner avec J.-P Wimille le Grand Prix d'Endurance du Mans."
En fait, 51132/51138 ne va participer à aucun Grand Prix en 1933 et Wimille pilote une Alfa Romeo depuis juin 1932... même si M. Mareuse essaye de le convaincre de reprendre la Bugatti Type 51A au Mans. Cette information confirme que, début 1933, la voiture est encore en configuration Grand Prix, car M. Mareuse envisage de courir avec. Dans le journal L'Auto du 14 juin 1933, nous avons encore une note indiquant que Mme Mareuse et Wimille sont supposés participer aux 24 Heures du Mans, mais trois jours plus tard ils n'apparaissent pas dans la liste officielle des engagés !
La Type 51A torpédo Paris-Nice 1934 de Mareuse
Au cours de la saison 1933, M. Mareuse ne participe déjà plus qu'à des rallyes et non plus aux Grand Prix comme elle en rêvait. Mais en mars 1934, elle modifie 51132/ 51138 en torpédo 4-places pour participer au Paris-Nice.
Il est possible que la voiture ait pu être modifiée en torpédo dès juin 1933.
Le 24 mars 1934, les voitures du Paris-Nice quittent Paris à 6 h du matin. M. Mareuse a une Bugatti 1500 cm3 avec le numéro de rallye 27. Le 25 mars, il signe le meilleur temps de la course de côte du bd Michelet dans la catégorie 1500 cm3.
Le 29 mars lors de la course de côte de La Turbie, il remporte de nouveau la catégorie 1500 cm3. La rare photo de la voiture lors de la course de côte de La Turbie montre partiellement l'immatriculation parisienne qui devait être 7398 RF 6 ou RF 8, datées respectivement de janvier et mars 1932. La voiture est équipée du radiateur grand modèle, de phares et d'ailes sport.
Le numéro 27 est peint sur le capot. En y regardant de plus près, on remarque que la carrosserie comporte deux petites portes et un bas de caisse spécial à grands louvres, assez semblables à ceux qui sont encore sur la voiture l'année suivante, lorsqu'elle est modifiée par Figoni. Elle est dotée d'un pont arrière 14x54, comme l'indiquent les résultats du Paris-Nice.
Mais la carrosserie Paris-Nice de 1934 ne semble pas être une première réalisation de Figoni, car il n'y a aucune mention dans ses archives en 1933-1934 d'une Bugatti qui aurait pu être cette voiture. Dans le journal L'Auto du 12 février 1935, la voiture est mise en vente par le propriétaire du garage qui est probablement chargé de la réviser pour M. Mareuse: "Bugatti 1 500 cmc, 8 cyl., 2 arb. à cames, équ. pr 24h du Mans ou Gd Px. Vites. ; Framezelle, special. Bugatti,18, r. Perronet, Neuilly-sur-Seine."
C'est une précieuse petite annonce qui nous en dit long sur 51132/51138 en février 1935 ! C'est la preuve que la voiture est alors prête à courir au Mans, probablement en 1933, et que la carrosserie Grand Prix accompagne toujours la voiture, dessus ou plutôt à côté, prête à être réinstallée pour la course, ce qui est tout à fait logique.
Le Roadster Pinay Figoni 1935
Dans les archives du regretté collectionneur Bugatti Robert Cornière se trouvaient certaines notes de réparation du garage Framezelle. L'une d'elles donne la réponse à l'énigme du nouveau propriétaire de 51132/51138, en 1935 : "Bugatti 1500 2 arbres à cames. M Pinay".
Cette note n'est pas datée, mais deux autres documents nous permettent de déterminer qu'elle doit correspondre à 1935. Dans les archives du célèbre carrossier Joseph Figoni, il est fait mention d'une carrosserie réalisée par l'atelier pour M. Pinay : "Mai 1935. M. Pinay. Paris. Fact n°49. Roadster 2 places s/châssis Bugatti type 1500. 14 000 francs."
La voiture semble avoir été mise en vente pour pour M. Pinay par le garage Bayard, dès le 4 juillet 1935 : "Bugatti roadster double arbre à cames,1.500 cmc, voit. splendide, 22 bis rue Bayard."
Lors du Salon de Paris d'octobre 1935 au Grand Palais, la voiture est toujours en vente par le garage Bayard, situé tout près du Salon. Une petite annonce concernant la "1 500 cmc roadster double arbre à cames" est publiée dans L'Auto le 5 octobre et le 15 novembre 1935.
Nous ignorons quand exactement Paul Pinay vend la voiture, et la prochaine information qui la concerne est son exportation vers la Grande-Bretagne par le concessionnaire Bugatti Jack Lemon-Burton, sûrement fin 1937.
Grande-Bretagne, 1937-2022
La voiture est immatriculée en février/mars 1938 GPE 230 dans le Surrey. La voiture est décrite comme une "Bugatti 1 1⁄2 Double cam vendue à C.I. Craig de Wimbledon pour 227 £ en février 1938."
Gerald M Crozier l'achète en 1939 à Craig et l'utilise pour des courses en juillet et août 1939. Elle est endommagée par un incendie dans un garage de London Mews vers septembre 1940. En 1947, la Bugatti est transférée au garage de J. Blakes & Company Ltd à Liverpool et vendue à Geoff Richardson qui l'immatricule en avril 1947 sous le numéro FWP 555, Worcester. Après avoir couru pendant l'été 1947 il revend la voiture à Blakes après l'avoir mise en vente dans le numéro de novembre de Motor Sport. Il est clair que lorsque Richardson court avec la voiture en 1947, elle est déjà équipée d'un radiateur étroit de Type 35 et d'un capot type sans compresseur de Type 35, mais elle est toujours équipée de roues de Type 51. La reconstruction a été effectuée par Vic Derrington, et Marshalls de Watford a également travaillé sur la voiture.
À Noël 1950, la Bugatti est achetée à Blakes par Mme Avril Scott-Montcrieff à Forfar, en Écosse. Elle participe au rallye Paris-St-Raphaël Féminin en février 1951 avec son mari David comme copilote. Peu après le contrôle de passage de Montlhéry, le 27 février, l'équipage casse le vilebrequin lors d'une épreuve de vitesse et la voiture est envoyée dans un garage de Levallois pour évaluer les dégâts. Les réparations étant trop coûteuses, elle repart au Royaume-Uni où elle attend une remise en état qui n'a jamais lieu, avant d'être expédiée à une personne malhonnête du nom de Ted. E. Lloyd, à Welshpool, Powys, au Pays de Galles, qui demande à ce qu'elle soit démontée dans son atelier pour vérifier ce qui ne fonctionne pas. Ce dernier disparaît avant que Scott-Montcrieff ne vienne récupérer la voiture lorsqu’il comprend que les agissements de cet individu sont douteux.
Dans le "Bugatti Book" de 1954, de C.W.P. Hampton et B. Eaglesfield, Llyod se proclame propriétaire de la voiture ! Il a vendu le moteur Type 51A à Eri Richardson, aux États-Unis.
Au milieu des années 50, Alan Kershaw Haworth (1920-1988), à Heywood, dans le Lancashire, acquiert auprès de Ted Llyod le châssis roulant, toujours équipé de sa cloison Type 51, de son essieu avant Type 51 et d'autres pièces fixées au châssis. Il rééquipe la voiture en tant que Type 37 en utilisant le moteur Type 40 ex-40424 et obtient la plaque n°"BOC 11" de Hugh Conway en 1984 après vingt ans de travail. La voiture est ensuite mise en circulation en 1987 sous l'immatriculation DS 7548.
En décembre 1988, Alan Haworth s'éteint et sa collection de voitures est mise aux enchères chez Sotheby's le 29 mars 1989. La Bugatti est acquise par John Wilson, passionné de Bugatti, qui, après son achat, obtient de T.J. Cardy le moteur Type 55 n°17 ex-55229, et l'installe dans la voiture à la place du moteur Type 40.
En 2014, la voiture est mise en vente puis exposée sur le stand Dutton au Salon Rétromobile de février 2015. Achetée par l'architecte anglais Mark Newson, de Londres, elle est confiée à l'atelier Derek Hitchman pour une restauration complète, comprenant une nouvelle carrosserie réalisée par Chesterton Coachwork. Le moteur provenant de 51138 est acheté à T. Cardy et réinstallé dans le châssis qu'il a quitté vers 1954 lorsque T. Llyod l'a vendu aux États-Unis. Le propriétaire actuel l'a acheté à M. Newson en 2022.
Nous nous souvenons de la redécouverte en 2006 du cadre 704 dans la ferme de John Wilson, et la preuve qu'il s'agit du cadre d'origine de 51132 est devenue évidente en l'examinant attentivement. La voiture provenait de la succession d'Allan Haworth et elle était censée être la 51138 ex-Scott-Montcrieff. L'inspection minutieuse du châssis et des pièces attenantes nous a permis de découvrir le numéro 15 sur différentes pièces et le numéro 14 sur l'essieu avant. Les différentes pièces numérotées 15 relatives au châssis 51132 sur lequel elles étaient encore fixées prouvent que la voiture actuelle conserve encore de nombreux composants d'origine qui n'ont jamais été démontés du châssis d'origine 51132.
Conclusion
Le nouvel éclairage apporté au cadre 704 Type 51 nous incite à affirmer que la voiture, telle qu'elle a été modifiée par le mécanicien de l'équipe Mareuse-Wimille pour la course de Dieppe en juillet 1932, était toujours 51132 dans ses moindres détails, à l'exception du moteur, remplacé par celui de 51138. La voiture n'a pas été "construite sur le cadre 704", comme cela a été suggéré. La voiture comporte encore les éléments de 51132 suivants : châssis, pièces enveloppantes en aluminium, auvent et tableau de bord, leviers extra-longs, bras de direction, support de boîtier de direction, traverse de siège, couvercle de l'arbre de sortie de boîte de vitesses en aluminium.
Pierre-Yves Laugier
Aujourd'hui, à la demande du propriétaire s’appuyant sur l'analyse de P.-Y Laugier, la FIVA et les autorités d'immatriculation allemandes ont officiellement redonné l’identité d'origine de la voiture, le cadre n°704 correspondant au châssis 51132 de la Bugatti Type 51. La voiture vient d’être révisée et son moteur porté à 2 300 cm3, elle se présente avec une superbe patine.
--- Vente aux enchères 27 janvier à partir de14h00
The Peninsula Paris
19 Avenue Kléber, 75116 Paris, France
Exposition
Samedi 24 janvier de 10:00 à 18:00
Dimanche 25 janvier de 10:00 à 18:00
Lundi 26 janvier de 09:00 à 18:00
Mardi 27 janvier de 09:30 à 13:00
The Peninsula Paris
19 Avenue Kléber, 75116 Paris, France
Commissaire-priseur
Anne-Claire MANDINE
Tél. +33 1 42 99 20 73
motorcars@artcurial.com
Bureau des enchères
Kristina Vrzests
Tél. +33 1 42 99 20 51
bids@artcurial.com
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